Concernant les actes violents, l'auteur(e) est responsable de son comportement quel que soit le comportement de la victime, celle-ci n'étant pas responsable des coups qu'elle reçoit. Il y a donc une hiérarchisation des responsabilités.*
Concernant la relation, l'auteur(e) et la victime sont co-responsables du maintien de l'interaction dans laquelle les comportements de violence se manifestent.*
La problématique de la violence nécessite une articulation entre la sanction judiciaire ( introduction de la Loi qui fait tiers) et une démarche psychothérapeutique.
L'intervention auprès des auteur(e)s de violences nécessite une collaboration avec le réseau médico-psycho-social, judiciaire et policier.
L'intervention de VIRES est partie prenante de la mise en œuvre d'un processus thérapeutique dans le cadre d'une contrainte judiciaire.
L'intervention auprès des auteur(e)s contribue à prévenir les récidives avec pour effet de protéger les victimes.
Les références théoriques qui sous-tendent l'intervention de VIRES proviennent d'horizons épistémologiques variés. Sont concernées prioritairement les approches systémiques, psycho-dynamiques, cognitivo-comportementales et féministes.
L'intervention psychothérapeutique fondée sur une attitude d'empathie à l'égard des auteur(e)s s'équilibre entre :
• une confrontation aux comportements violents
• un soutien au processus de changement
• une compréhension des enjeux psychiques, relationnels et contextuels spécifiques aux problématiques de violences
• le développement d'alternatives pour éviter le recours aux comportements violents
*Sylvestre M, Heim Ch, Christen M.(1999) extrait de « Du traitement de la violence conjugale » Thérapie familiale, Genève, vol.20 (4) page 406. |