Public

Le Centre de psychothérapie reçoit des personnes qui agissent la violence au sein de leur couple, leur famille et/ou sur la voie publique, seuls ou avec d'autres.

Nous accueillons ainsi des personnes qui, à leur initiative, s’engagent à questionner leur rapport à la violence.

Nous recevons par ailleurs des sujets qui, à la demande du Pouvoir judiciaire ou d’autres institutions telles que le Service de protection des mineurs, se trouvent contraints par les voies de dispositifs ad hoc*, de mettre en travail les empêchements à respecter la loi qui les ont conduits à commettre des agressions

Les sujets adressés à Vires dans ce contexte peuvent l’être « avant jugement » dans le cadre d’une mise en liberté provisoire, ou « après jugement » sous le coup de mesures de substitutions encadrant la durée du sursis dont ils bénéficient.

Depuis 2012, l’association est habilitée par le Conseil d’Etat de la République et Canton de Genève à recevoir des personnes soumises à une « mesure d’éloignement administrative* », et ce dans le cadre d’un entretien socio-juridique obligatoire.

(* Pour plus de détails prière de consulter la rubrique « Documents »)

 

Objectifs 

Offrir un cadre et un traitement adapté au contexte et à la nature des agressions commises par les auteur-e-s.
Offrir un cadre et un traitement adapté aux conditions spécifiques qu’imposent les différentes formes de judiciarisation des auteur-e-s.
Offrir un espace de soin adapté aux couples en proie à la violence.

Offrir des prises en charge à même de combiner psychothérapie et suivi médical psychiatrique.
Offrir un dispositif évaluant interne destiné à l’usage :

  • des psychologues psychothérapeutes lors de l’écriture de rapports à destination des instances judiciaires, sociales et médicale (assurance).
  • des psychologues psychothérapeutes et de leurs patients lors de l’écriture de textes visant une demande de « levée de la mesure de substitution »
 

Environnement thérapeutique 

La notion d’environnement supporte, au ras de son étymologie, celle de contenance. La fonction première de l’ « environnement thérapeutique » de Vires est de favoriser la psychisation des processus institutionnels dans lesquels les sujets auteur-e-s sont entraînés, que se soit sur le plan pénal ou/et civil.

Sa fonction seconde, qu’elle se situe à l’entre-deux institutionnel ou à l’intérieur de celle-ci, est de favoriser la diffraction de la violence et d’autoriser la régulation de l’impulsivité des sujets auteur-e-s.

Le centre de psychothérapie de Vires peut ainsi être compris comme un environnement coopérant au sein de plusieurs dispositifs ad hoc de prise en charge de sujets auteur-e-s d’agression. Fondé sur des processus circulaires, il est en mesure de réaliser cinq gestes : accueillir, évaluer, orienter, accompagner et soigner.

 La structure de l’environnement thérapeutique de Vires se compose de six espaces :

  • psychothérapie individuelle « classique »
  • psychothérapie de groupe
  • psychothérapie de couple
  • suivi médical psychiatrique combiné à la psychothérapie
  • d’évaluation du parcours psychothérapeutique réalisé par les patients
  • d’écriture par les patients d’une demande de levée de la mesure de substitution
 

 Aspects financiers

Les prestations de l’équipe des Intervenants de Vires sont payantes.
Au cas par cas, les prestations sont remboursées par l’assurance de base (Lamal), l’assurance complémentaire, l’Etat de Genève lorsque les personnes sont au bénéfice de mesures judiciaires, voire par une combinaison de ces différentes sources de remboursement.

Dans tous les cas de figures et sauf exception, une participation de la personne est requise. 

Un « Fond de Solidarité » à destination des personnes les plus démunies a été créé par l’Association.